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Le bon passeport pour FIRE : 10 visas et régimes fiscaux qui ouvrent la porte de votre indépendance financière en 2026

Golden Visa, IFICI, Beckham, Non-Dom, LTR, forfaitaire 300 000 €, tax holiday 11 ans : 10 voies d'entrée publiées qui font de l'expatriation FIRE une décision technique, pas un saut dans le vide. Seuils, durée, conditions famille et impôt résiduel exposés sur sources officielles 2025.

Le bon passeport pour FIRE n'est presque jamais un passeport au sens strict : c'est un visa longue durée qui active, dans le même geste, un régime fiscal spécial favorable au capital et un chemin vers la résidence permanente, voire la nationalité. Trois familles de dispositifs structurent le marché 2026. (1) Les visas revenu passif accessibles à partir de 800 € à 3 200 €/mois (Portugal D7, Grèce FIP, Italie Elective Residence) : pas d'investissement initial significatif, idéaux pour Lean FIRE famille. (2) Les Golden Visas par investissement immobilier ou en fonds (Grèce 250-800 k€, EAU 500 k€, Maurice 375 k$) : capital immobilisé contre résidence 5-10 ans renouvelable. (3) Les visas + régimes spéciaux pour talents ou retraités étrangers (Beckham espagnol, Non-Dom chypriote, LTR thaïlandais, GRP maltais, Tax Holiday uruguayen) : activation conditionnée mais effet fiscal massif (0-15 % au lieu de 30-45 % en France). Cette page agrège les 10 pays publiés où le visa et le régime se combinent en une équation FIRE défendable. Chaque pays expose seuil financier, durée du régime, éligibilité conjoint et enfants, chemin vers résidence permanente, et impôt résiduel sur dividendes, plus-values, IFI et succession. Objectif : transformer la question "où m'expatrier ?" en checklist actionnable avec un avocat en mobilité internationale.

Les 10 pays retenus

1ʳᵉ place

Portugal

Sécurité haute
  • Le Portugal reste la combinaison visa + régime fiscal la plus défendable pour un Français en 2026. Trois portes d'entrée publiées par l'AIMA
  • (1) D7 revenu passif : 870 €/mois par adulte, × 1,5 pour le conjoint, × 1,3 par enfant ; pas d'examen médical, pas de caution
  • (2) D8 Digital Nomad : 4 × SMIC portugais (3 680 €/mois en 2026), assurance santé obligatoire 35-90 €/mois. (3) Golden Visa fonds 500 k€ (l'option immobilier a été supprimée par la loi 56/2023)
  • Régime IFICI (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação) qui a remplacé l'ancien NHR : 20 % flat sur revenus portugais éligibles + exonération sur la plupart des revenus de source étrangère pendant 10 ans, sous condition d'inscription au registre IFICI (chercheurs, ingénieurs, fondateurs tech, startups innovantes). Pour les profils hors IFICI, le D7 reste fiscalement intéressant via la convention France-Portugal et le taux de 28 % sur les plus-values mobilières (vs 30 % PFU)
  • Naturalisation possible après 5 ans de résidence légale (article 6, loi 37/81 modifiée)
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2ᵉ place

Grèce

Sécurité haute
  • La Grèce combine trois voies juridiques rares en Europe. (1) Golden Visa : depuis la réforme du 31 août 2024, seuil de 800 000 € en Attique, Thessalonique, Mykonos et Santorin ; 400 000 € dans le reste du pays ; 250 000 € pour réhabilitation patrimoniale ou conversion d'usage. Carte de séjour 5 ans renouvelable, accès Schengen, pas de minimum de présence
  • (2) Foreign Pensioner Tax Regime (article 5B du code des impôts grec, loi 4714/2020) : 7 % flat sur l'intégralité des revenus de source étrangère (pensions, dividendes, plus-values, loyers) pendant 15 ans, sous condition de transfert de résidence fiscale depuis un État ayant une convention de coopération avec la Grèce et de ne pas avoir été résident fiscal grec pendant 5 des 6 années précédant la demande
  • (3) FIP (Financially Independent Person Visa) : 3 500 €/mois minimum + 20 % conjoint + 15 % enfant
  • Naturalisation conditionnée à 7 ans de résidence effective (183 jours/an) et à un examen de langue et d'intégration ; le Golden Visa n'impose aucune présence minimale et n'ouvre donc aucune voie accélérée vers la nationalité
  • Trade-off : système bancaire grec en restructuration depuis 2010, KYC long (4-8 semaines) ; service public administratif dématérialisé mais inégal selon district
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3ᵉ place

Italie

Sécurité haute
  • L'Italie offre l'éventail de régimes spéciaux le plus large d'Europe, codifié par l'Agenzia delle Entrate. (1) Régime forfaitaire HNW (article 24-bis TUIR) : 300 000 €/an d'impôt substitutif pour les nouveaux résidents installés à partir du 1er janvier 2026 (200 000 € pour les arrivées d'août 2023 à décembre 2025, 100 000 € seulement pour ceux ayant opté avant le 2 août 2023) sur tous les revenus de source étrangère, sans plafond ni IFI italien, pour 15 ans renouvelables ; option famille +50 000 €/an par dépendant. Conditions : 9 ans hors d'Italie sur les 10 précédentes
  • (2) Régime 7 % pensionnés étrangers (article 24-ter TUIR) : 7 % flat sur l'intégralité des revenus étrangers pendant 10 ans, sous condition d'installation dans une commune de moins de 30 000 habitants en Sicile, Calabre, Basilicate, Pouilles, Molise, Sardaigne, Abruzzes ou Campanie (hors Naples)
  • (3) Régime impatrié (article 16 décret 147/2015) : 50 % d'exonération sur revenus du travail italien pendant 5 ans (70 % au Sud)
  • Trois voies de visa : Elective Residence (31 000 €/an pour un demandeur seul, sans activité ; + 20 % conjoint, + 5 % par enfant), Investor Visa (250 000 € startup, 500 000 € entreprise innovante, 2 M€ titres d'État, 1 M€ philanthropie), Digital Nomad Visa 2024
  • Naturalisation après 10 ans (2 ans pour conjoint d'Italien)
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Le reste du classement

  1. #4

    Émirats arabes unis

    0 % dividendesSécurité hauteGolden Visa
    • Les Émirats arabes unis publient un dispositif Golden Visa simple et automatique géré par la Federal Authority for Identity, Citizenship, Customs and Port Security (ICP). Quatre catégories pour FIRE
    • (1) Investisseur immobilier : 2 millions AED (env. 500 000 €) en propriété pleine, sans hypothèque ; carte 10 ans renouvelable. (2) Investisseur en actifs : 2 millions AED en dépôt SCA, fonds d'investissement émirien ou actions cotées ADX/DFM
    • (3) Talent / professionnel hautement qualifié : revenu minimum 50 000 AED/mois (12 700 €/mois) ou diplôme d'une université classée mondialement. (4) Retraité : 55 ans + revenu mensuel 15 000 AED (3 800 €) ou bien immobilier 1 million AED + épargne 1 million AED
    • La Federal Tax Authority confirme depuis 2023 que les flux du particulier (dividendes, plus-values, intérêts, succession en ligne directe) ne sont pas soumis à l'impôt fédéral sur le revenu personnel ; l'IS de 9 % introduit en 2023 s'applique au bénéfice imposable des entreprises au-delà de 375 000 AED. Résidence fiscale acquise via 183 jours ou 90 jours + lien financier substantiel
    • Pas de chemin vers la nationalité émirienne, mais conjoint et enfants jusqu'à 25 ans inclus dans le visa. Trade-off : coût de la vie 30-40 % au-dessus de Lisbonne, climat estival éprouvant (juin-septembre > 40 °C)
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  2. #5

    Espagne

    Sécurité haute
    • L'Espagne combine deux visas FIRE-friendly avec un régime fiscal d'expatrié unique en Europe du Sud. (1) Visa Non-Lucrative : 28 800 €/an de revenu passif pour la famille + 7 200 €/an par dépendant, assurance santé privée obligatoire. Pas de droit de travailler en local
    • (2) Digital Nomad Visa (loi 28/2022, dite Startup Law) : 2 762 €/mois (200 % SMI), travail à distance pour un employeur étranger autorisé
    • Activation du régime Beckham (article 93 LIRPF) : 24 % flat sur revenus du travail espagnols jusqu'à 600 000 €/an + 47 % au-delà, et surtout exonération totale des revenus de source étrangère (dividendes, plus-values mobilières, loyers à l'étranger) pendant 6 années fiscales (année d'arrivée + 5 suivantes)
    • Conditions Beckham : ne pas avoir été résident fiscal espagnol les 5 années précédentes, exercice d'une activité éligible (Digital Nomad Visa, mission de travail), demande sous 6 mois. Naturalisation après 10 ans (2 ans pour ressortissants d'anciennes colonies, Andorre incluse)
    • Trade-off : impôt sur la fortune autonomique (Solidaridad / Patrimonio) 0,7-3,5 % au-delà de 700 000 €, à arbitrer côté Madrid (exonération régionale) plutôt que Catalogne ou Andalousie
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  3. #6

    Chypre

    Sécurité hauteGolden Visa
    • Chypre publie via le Cyprus Tax Department le statut Non-Dom le plus accessible de l'UE. Deux mécanismes combinables
    • (1) Résidence fiscale 60-day rule (loi 119(I)/2017) : résidence fiscale acquise avec 60 jours de présence physique annuels, sous trois conditions cumulatives, pas de résidence fiscale ailleurs > 183 jours, logement à disposition à Chypre, lien économique (entreprise locale, dirigeant, emploi salarié chypriote)
    • (2) Statut Non-Dom : 17 ans d'exonération de la Special Defence Contribution sur dividendes (17 %), intérêts (17 %) et loyers locatifs de source étrangère ; exonération structurelle des plus-values sur titres financiers (actions, obligations, OPCVM). Pour le visa : libre circulation pour ressortissants UE (Pink Slip ou MEU1/MEU3) ; Permanent Residence Permit catégorie 6.2 pour non-UE (achat immobilier 300 000 € + revenu passif 50 000 €/an)
    • IR progressif 0-35 % sur revenus du travail chypriotes uniquement, IS 15 % depuis le 1er janvier 2026 (contre 12,5 % auparavant, alignement OCDE Pilier Deux, pas le plus bas de l'UE), et zéro impôt sur les plus-values mobilières et la succession en ligne directe. Naturalisation après 7 ans (5 ans pour conjoint d'un Chypriote)
    • Trade-off : le statut Non-Dom se perd si l'on a été résident fiscal chypriote plus de 17 des 20 dernières années, c'est un dispositif de transit, pas une rente
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  4. #7

    Thaïlande

    0 % dividendesCoût bas1400 €/moSécurité haute
    • Le LTR Visa, lancé en 2022 par le BOI Thailand et codifié dans le Royal Decree 743/2565, est le seul visa asiatique 10 ans renouvelable ouvert aux profils FIRE européens. Quatre catégories
    • (1) Wealthy Global Citizen : patrimoine 1 M$ + 80 000 $/an de revenu sur 2 ans + investissement 500 000 $ en Thaïlande (immobilier, obligations d'État, fonds enregistrés). (2) Wealthy Pensioner : 50 ans + 80 000 $/an de revenu passif (40 000 $ acceptable avec 250 000 $ d'investissement local)
    • (3) Work-From-Thailand Professional : employeur étranger coté en bourse ou société privée affichant au moins 150 M$ de chiffre d'affaires (apprécié sur les 3 dernières années), salaire 80 000 $/an. (4) Highly Skilled Professional : 80 000 $/an dans 10 secteurs prioritaires (biotech, IA, robotique, aéronautique, EV, etc.) + diplôme master
    • Effet fiscal : 17 % flat sur revenus du travail thaïlandais (Highly Skilled uniquement) ; exonération totale sur revenus de source étrangère qui ne sont pas rapatriés dans l'année de perception. Conjoint et jusqu'à 4 enfants inclus
    • Pas de chemin direct vers la nationalité thaïlandaise (qui exige 10 ans de Permanent Residence séparé). Trade-off : barrière linguistique forte, soins pédiatriques privés concentrés à Bangkok et Chiang Mai, taux de change baht volatil
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  5. #8

    Malte

    0 % dividendesSécurité haute
    • Malte publie via Identità Malta (ex-Identity Malta) et le Commissioner for Tax and Customs un dispositif complet et stable. Quatre voies pour FIRE
    • (1) GRP (Global Residence Programme) : 15 % flat sur revenus étrangers effectivement rapatriés à Malte, impôt minimum annuel 15 000 €, contribution d'entrée 6 000 € (5 500 € à Gozo et au Sud) ; achat immobilier 275 000 € ou location 9 600 €/an. Conjoint et personnes à charge inclus, pas de minimum de présence
    • (2) Nomad Residence Permit (lancé 2021) : 42 000 €/an de revenu, télétravail pour employeur étranger ; renouvelable 4 fois. (3) MPRP (Malta Permanent Residence Programme) : 110 000 € de contribution + immobilier (350 000 € achat ou 12 000 €/an location à Malta South) + don 2 000 € à une ONG locale ; carte permanente sans expiration
    • (4) Pour ressortissants UE : libre circulation + option Non-Dom (revenu étranger rapatrié taxé 35 % progressif, capital étranger non rapatrié exonéré). IS effectif 5 % après remboursement (système de full imputation maltais), exonération des plus-values mobilières
    • Naturalisation par contribution dénoncée par la Commission européenne en 2022, chemin standard via 5 ans de résidence en MPRP
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  6. #9

    Île Maurice

    0 % dividendesCoût bas1500 €/moSécurité haute
    • L'EDB (Economic Development Board) Mauritius publie trois dispositifs FIRE complémentaires, ancrés dans le double système juridique français-anglais hérité. (1) Premium Visa : 1 an renouvelable, profil retraité ou télétravailleur, revenu minimum 1 500 $/mois, séjour minimum 6 mois/an non requis (basé sur le revenu)
    • (2) OP Investor / Permanent Residence Permit (PRP) : investissement 50 000 $ + chiffre d'affaires 4 M MUR (env. 85 000 €) en année 1 ; carte 10 ans renouvelable, accès à la résidence permanente après 3 ans avec activité maintenue
    • (3) Property Investor : 375 000 $ minimum dans un projet PDS, IRS ou Smart City ; résidence permanente immédiate pour acheteur, conjoint et enfants
    • Effet fiscal : 15 % flat sur revenus mauriciens du travail, zéro impôt sur plus-values mobilières et immobilières, exonération de l'IFI, succession en ligne directe exonérée. Convention fiscale France-Maurice 1980 confirme l'imposition exclusive au pays de résidence pour dividendes, intérêts et pensions privées
    • Naturalisation possible après 5 ans de résidence légale + 5 années préalables ininterrompues (loi 1973). Trade-off : marché bancaire concentré (4 banques principales, KYC long depuis 2021), isolement géographique (vol Paris-Maurice 12 h, escale fréquente Dubai), saison cyclonique janvier-mars
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  7. #10

    Uruguay

    Sécurité haute
    • L'Uruguay publie via la DGI (Dirección General Impositiva) le seul tax holiday d'Amérique latine d'une durée comparable au forfaitaire italien. Mécanisme du New Tax Resident Regime (loi 19.937 modifiée par la loi 19.904 de 2020) : exonération totale des revenus de source étrangère du capital (dividendes, intérêts, plus-values mobilières) pendant 11 ans (année d'arrivée + 10 années suivantes), ou option pour 12 % flat dès l'année 1 (à arbitrer selon profil de revenus)
    • Activation conditionnée à : pas de résidence fiscale uruguayenne les 5 années précédentes, et soit présence physique > 183 jours/an, soit investissement immobilier > 2 000 000 USD avec présence 60 jours/an, soit activité économique > 2,4 M USD
    • Pour le visa, la Residencia Legal (Ministerio del Interior, DNM) se demande sur place avec un passeport, casier vierge, certificat médical et justificatif de moyens (1 500 USD/mois minimum recommandé)
    • Délai d'instruction 6-18 mois mais résidence fiscale activable dès le 1er jour de présence éligible. Naturalisation après 3 ans avec famille uruguayenne ou 5 ans pour célibataire, l'un des chemins les plus courts d'Amérique latine vers un passeport visa-free vers l'UE
    • Trade-off : isolement géographique (vol Paris-Montevideo 13-14 h), inflation peso uruguayen 5-9 %/an exigeant des comptes USD ou EUR
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Questions fréquentes sur ce classement

Quel est le meilleur visa pour FIRE quand on est Français en 2026 ?

Pour un Français résident fiscal cherchant à activer une trajectoire FIRE en 2026, trois combinaisons dominent selon le profil. (1) Lean FIRE famille, revenu passif < 4 000 €/mois : le D7 portugais reste la voie la plus accessible (870 €/mois × 1,5 conjoint × 1,3 enfant, soit ~1 570 € pour un couple + 1 enfant), assorti du régime IFICI 10 ans pour les profils tech/recherche éligibles. Chemin EU passport en 5 ans. (2) FIRE classique, capital ≥ 1 M€ : le forfaitaire italien à 300 000 €/an (pour les nouveaux résidents installés à partir de 2026) plafonne l'impôt sur tous les revenus de source étrangère pendant 15 ans, neutralisation totale du PFU 30 % au-delà de 1 000 000 € de revenus du capital annuels, soit le seuil de rentabilité du dispositif. (3) Fat FIRE ou ARV élevé : EAU Golden Visa (0 % structurel) ou Beckham espagnol (exonération étrangère 6 ans + retour possible). Le mauvais choix instinctif est Monaco pour un Français : la convention bilatérale de 1963 maintient l'IR français applicable aux Français ayant établi leur résidence à Monaco après le 13 octobre 1957, de façon permanente et sans sortie par rupture de domicile (la clause des 5 ans n'est qu'une disposition transitoire pour les résidences établies avant cette date).

Combien faut-il investir pour décrocher un Golden Visa européen FIRE en 2026 ?

Quatre fourchettes 2026, par accessibilité croissante du chemin vers le passeport UE. (1) Grèce : 250 000 € (réhabilitation patrimoniale ou conversion d'usage), 400 000 € hors zones tendues, 800 000 € à Athènes, Thessalonique, Mykonos et Santorin depuis la réforme du 31 août 2024 ; la naturalisation exige toujours 7 ans de résidence effective (le Golden Visa n'impose aucune présence minimale, ce n'est donc pas une voie accélérée vers la nationalité). (2) Italie Investor Visa : 250 000 € en startup innovante, 500 000 € en société innovante, 2 M€ en titres d'État, 1 M€ en philanthropie ; naturalisation après 10 ans. (3) Portugal Golden Visa fonds : 500 000 € en fonds réglementé (la voie immobilière est fermée depuis octobre 2023, loi 56/2023) ; naturalisation après 5 ans. (4) Malte MPRP : 110 000 € de contribution forfaitaire + 350 000 € d'immobilier (ou 12 000 €/an de location à Malta South) + 2 000 € de don ONG ; statut permanent immédiat mais naturalisation européenne contestée par la Commission depuis 2022. Pour comparaison hors UE : EAU 500 000 € en immobilier ou 545 000 € en actifs, Maurice 375 000 USD en projet PDS. Tous incluent conjoint et enfants à charge.

Le NHR portugais existe-t-il encore en 2026 ?

Non, le Non-Habitual Resident original (NHR 2009-2023) a été abrogé par la loi de finances portugaise 2024-A. Il a été remplacé par l'IFICI (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação), entré en vigueur le 1er janvier 2024. Différences clés. (1) Le NHR couvrait quasiment tous les profils étrangers s'installant au Portugal pendant 10 ans, à 20 % flat sur revenus portugais + exonération large des revenus étrangers ; l'IFICI restreint l'éligibilité aux chercheurs, ingénieurs hautement qualifiés, fondateurs de startups innovantes labellisées StartUP Portugal, et professionnels en R&D dans des secteurs définis par le décret-loi 14/2024. (2) Le bénéfice fiscal est inchangé : 20 % flat sur revenus portugais éligibles + exonération sur revenus étrangers (dividendes, intérêts, loyers, plus-values) sous conditions de taxation au pays de source, pendant 10 ans. (3) Une période de transition couvre les contribuables ayant déposé un dossier NHR avant le 31 mars 2024 et présents au Portugal au 1er janvier 2024. Pour les profils non éligibles à l'IFICI (retraités, rentiers, freelances non-tech), le régime fiscal portugais de droit commun s'applique avec ses taux progressifs 14,5-48 %, encore favorable comparé au PFU 30 % + IFI français pour des revenus modestes, mais sans la prime fiscale spectaculaire de l'ancien NHR.

Quelle est la différence entre résidence administrative, résidence fiscale et nationalité pour FIRE ?

Trois statuts juridiques distincts qu'il faut traiter séparément. (1) Résidence administrative : le droit de séjourner et résider légalement dans un pays, prouvé par un visa, un titre de séjour ou une carte de résident. C'est ce qu'on obtient via un D7, un Golden Visa, un LTR ou un Beckham. Elle régit l'accès au pays, pas la fiscalité. (2) Résidence fiscale : la juridiction dans laquelle vous êtes imposable sur votre revenu mondial. Définie par chaque pays, généralement par le critère des 183 jours, du foyer permanent, du centre des intérêts économiques, ou du critère du noyau familial. Un Français peut donc avoir une résidence administrative au Portugal (D7) mais rester résident fiscal français si son centre des intérêts économiques reste à Paris, cas typique d'une expatriation mal préparée. (3) Nationalité (passeport) : le lien juridique permanent avec un État, conférant un passeport et des droits politiques. S'obtient par naturalisation après 3-10 ans de résidence légale selon le pays (5 ans Portugal, 7 ans Grèce / Chypre, 10 ans Italie / Espagne / Suisse, 3 ans Uruguay avec famille). Conseil opérationnel : commencer par décrocher la résidence administrative (le visa), puis activer la résidence fiscale (article 4 B du CGI français côté sortie + critère de présence côté entrée), enfin viser la nationalité après 5-10 ans seulement si l'on souhaite un passeport second.

Comment ces 10 visas se comparent-ils au régime français de l'impatriation et de l'expatriation ?

La France propose deux dispositifs limités. (1) Impatriation (article 155 B du CGI) : exonération de la prime d'impatriation et de 50 % des revenus étrangers passifs (intérêts, dividendes, plus-values) pendant 8 années fiscales, réservée aux salariés détachés en France n'ayant pas été résidents fiscaux les 5 années précédentes. Plafonné aux revenus du travail et ne touche pas l'IFI. (2) Expatriation et exit tax (article 167 bis CGI) : taxation immédiate des plus-values latentes sur titres lors du transfert de résidence hors UE/EEE pour patrimoines > 800 000 € ou détenant > 50 % d'une société, sursis automatique vers UE/EEE, sur garantie sinon. Sortie progressive après 2 ans (cession effective) à 15 ans (titres conservés). Comparaison : les régimes portugais IFICI, italien forfaitaire/7 %, espagnol Beckham, chypriote Non-Dom et grec NDR offrent une exonération plus large sur revenus étrangers passifs (8-15 ans contre 8 ans en France), sans plafond ni condition de salariat. L'IFICI portugais et le forfaitaire italien sont les seuls qui rivalisent en accessibilité avec une expatriation française : profil libéral, freelance ou rentier accepté. À noter : la France reste compétitive uniquement pour les salariés impatriés français-étrangers ayant un employeur et une rémunération > 300 000 €/an, pour un FIRE patrimonial, l'arbitrage vers une des 10 juridictions ci-dessus est mécaniquement gagnant.

À quelle fréquence cette page est-elle mise à jour ?

Trimestriellement, ou immédiatement après une réforme structurelle d'un dispositif visé : réforme du Golden Visa grec (août 2024), refonte du Portugal Golden Visa (loi 56/2023), modification du forfaitaire italien (loi de finances annuelle), évolution de l'IFICI (décrets d'application 2024-2026), réformes du LTR Visa thaïlandais ou du MPRP maltais, durcissement de l'exit tax française (article 167 bis CGI). La date dateModified apparaît en pied de page et dans le JSON-LD ItemList comme signal de fraîcheur pour Google et les LLM. Toutes les fourchettes financières et tous les seuils sont audités contre les sources primaires officielles (AIMA, Agenzia delle Entrate, AEAT, Cyprus Tax Department, BOI Thailand, EDB Mauritius, DGI Uruguay) avant chaque mise à jour. Pour la méthodologie complète (pondérations, sources, hypothèses d'éligibilité), voir notre page méthodologie.

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