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Suisse 2026 : forfait fiscal cantonal dès CHF 434 700 de base fédérale, 0 % d’impôt fédéral sur les plus-values mobilières privées, le Fat FIRE défensif de référence en Europe

Score FIRE Ultimate V3 : 68, rang n° 77 mondial

Dernière mise à jour : 5 juin 2026

Forfait fiscal cantonal dès CHF 434 700 de dépense (base fédérale 2026), zéro impôt fédéral sur les plus-values mobilières privées, santé de classe mondiale. Calculez en 3 minutes ce que la Suisse change à votre date FIRE.

FIRE en Suisse en 2026 : ce qu’il faut savoir

La Suisse incarne la référence ultime du Fat FIRE en Europe : forfait fiscal cantonal négociable à partir d'une base fédérale de CHF 434 700, 0 % d'impôt fédéral sur les plus-values mobilières privées des personnes physiques, sécurité juridique helvétique et système de santé LAMal mondialement reconnu. Pour qui valorise la stabilité institutionnelle avant l'optimisation fiscale agressive, elle demeure l'option défensive la plus solide du continent.

Trois points de vigilance encadrent l'arbitrage. Le coût de la vie diverge fortement entre Zurich et Genève (CHF 6 000 par mois pour un couple confortable) et le Tessin ou le Valais (CHF 3 500 à 4 000), dans un marché locatif chroniquement tendu. Le forfait est fermé aux ressortissants suisses et politiquement contesté dans plusieurs cantons (Zurich l'a aboli). La couverture médicale privée et les primes LAMal pèsent CHF 400 à 600 par personne et par mois.

Profil idéal : Fat FIRE au-delà de 2 M€ et retraités au patrimoine élevé qui valorisent la sécurité juridique, familles ciblant le réseau complet des lycées français à l'étranger (Bâle, Genève, Zurich). Profil à éviter : Lean ou Mid FIRE qui brûlerait son capital en loyers, ou optimisateur fiscal agressif qu'Andorre, Chypre ou les Émirats serviront bien mieux.

0 % contre 31,4 % : un investisseur FIRE en Suisse économise plus de 314 000 € d’impôts sur 10 ans (plus-values 1 M€)

Sur un portefeuille actions ayant accumulé 1 000 000 € de plus-values latentes cédées progressivement sur dix ans (100 000 €/an), un résident fiscal français acquitte 31 400 €/an via le PFU à 31,4 %, soit 314 000 € au total. Un résident fiscal suisse, qualifié de gestionnaire privé non professionnel au sens de la circulaire AFC n° 36 du 27 juillet 2012, est entièrement exonéré d’impôt fédéral sur les plus-values mobilières privées des personnes physiques (Loi fédérale sur l’impôt fédéral direct, LIFD art. 16 al. 3), et aucun canton n’impose la plus-value privée à titre principal. Avantage capitalisé : 314 000 € net sur dix ans, avant même de tenir compte de l’absence d’IFI (l’impôt cantonal sur la fortune reste compétitif, 0,1 à 0,5 % au-delà des seuils en Valais, Zoug et Schwyz) et de la stabilité institutionnelle helvétique. Pour les FIRE patrimoniaux > 2 M€ qui réalisent activement leurs plus-values, c’est l’arbitrage le plus défensif d’Europe.

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Exemple chiffré : forfait fiscal valaisan contre régime français (revenus mondiaux 300 k€/an)

  • Patrimoine 5 M€ générant 300 000 €/an de dividendes et plus-values mondiaux
  • France (PFU 31,4 % + CEHR 3 % sur la part 250 000 à 500 000 € de revenu fiscal de référence) → environ 95 700 €/an d’impôt et prélèvements
  • Suisse, forfait fiscal cantonal en Valais (base CHF 400 000, IFD + impôt cantonal + impôt communal, LIFD art. 14) → environ CHF 120 000 (≈ 125 000 €) par an, indépendant du revenu réel

À 300 k€ de revenus, le forfait est en réalité défavorable : la Suisse coûte environ 125 000 € contre environ 95 700 € en France, soit près de 29 000 €/an de plus. L’avantage n’apparaît qu’au-delà d’environ 400 000 à 500 000 € de revenus mondiaux : le forfait étant assis sur la dépense, son taux effectif tombe sous 10 % au-delà de 1 M€/an de revenus, alors que l’imposition française continue de croître. À cela s’ajoutent 0 % d’impôt fédéral sur les plus-values mobilières privées (LIFD art. 16 al. 3), l’exonération des successions en ligne directe (conjoint et descendants directs) dans la quasi-totalité des cantons (seuls Vaud, Neuchâtel et Appenzell Rhodes-Intérieures appliquent des taux nominaux réduits, souvent ramenés à zéro par les abattements ; Schwyz et Obwald vont plus loin et exonèrent tous les héritiers), et la sécurité juridique helvétique. Le forfait reste fermé aux ressortissants suisses et exige l’absence totale d’activité lucrative sur le sol suisse.

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Fiscalité : Suisse

La Suisse propose la taxation forfaitaire (forfait fiscal) aux résidents qui n'exercent pas d'activité lucrative sur place, négociée avec chaque canton à partir d'un plancher fédéral de CHF 434 700 de dépenses annuelles imposables (base indexée 2026). Il n'existe pas d'impôt fédéral sur les plus-values mobilières privées détenues par les personnes physiques, et huit cantons appliquent encore le seuil minimal fédéral.

Compétitivité fiscale : Suisse face à la moyenne UE 27

Plus la zone du pays se rapproche du centre, plus la pression fiscale est faible. Lecture comparative aux moyennes pondérées de l'Union européenne.

SuisseMoyenne UE 27
  • Impôt sur les sociétés

    14,4%

    Moyenne UE 2721%

  • Dividendes

    40%

    Moyenne UE 2719%

  • Plus-values

    0%

    Moyenne UE 2719%

  • Transmission

    0%

    Moyenne UE 2710%

  • Impôt sur la fortune

    n.c.

    Moyenne UE 270,5%

Sources : Commission européenne (TEDB 2024), base fiscale de l'OCDE. Mise à jour annuelle.

Coût de la vie : Suisse

La Suisse reste l'un des pays les plus chers au monde. À Zurich et Genève, un couple confortable doit budgéter environ CHF 6 000 par mois loyer inclus. Le Tessin, le Valais et Fribourg redescendent à CHF 3 500 à 4 000, ce qui rapproche le FIRE des cantons germanophones et francophones.

Coût de la vie : Suisse face à la moyenne UE 27

Plus la zone du pays se rapproche du centre, plus le pouvoir d'achat est élevé. Lecture comparative aux moyennes UE 27 (base 100).

SuisseMoyenne UE 27
  • Budget mensuel

    4 600 €

    Moyenne UE 272 500 €

  • Loyer T3

    3 200 €

    Moyenne UE 271 100 €

  • Repas pour 2

    120 €

    Moyenne UE 2755 €

  • Pinte de bière

    9 €

    Moyenne UE 275 €

  • Indice de coût FIRE

    100

    Moyenne UE 27100

Sources : Eurostat HICP 2024 (niveaux de prix comparatifs), indice du vivre mieux de l'OCDE. Mise à jour annuelle.

Ville de référence
Genève / Zoug
Devise
Franc suisse

Valeur refuge mondiale absolue face à l'inflation de la zone euro.

Sécurité, santé et éducation : Suisse

La Suisse figure systématiquement parmi les pays les plus sûrs au monde et offre une sécurité juridique de premier ordre. Le régime obligatoire de la LAMal délivre une santé publique de classe mondiale, et le réseau complet des lycées français à l'étranger (AEFE) couvre Genève, Lausanne et Zurich. La stabilité politique et institutionnelle reste sans équivalent sur le continent.

Sécurité
1.294/ 5

Global Peace Index 2025 — score global sur échelle 1–5 (plus bas = plus paisible), rang 4.

Éducation
498/ 700

Moyenne PISA 2022 (maths 508, lecture 483, sciences 503).

Niveau de services
Très élevé

Visa et installation : Suisse

S'installer en Suisse en tant que candidat économiquement inactif passe par le forfait fiscal négocié avec le canton de résidence (à partir d'une base fédérale de CHF 434 700). Le permis B (renouvelable tous les cinq ans) exige un logement principal sur le sol suisse. Les ressortissants hors UE passent par les permis L ou C selon la durée de séjour.

Visa
Permis B 'sans activité lucrative' (Rentier)
Ville côtière chaude
Aucune
Ville de référence
Genève / Zoug

Étapes pratiques d'installation

  1. 01

    Choisir le canton et négocier le ruling de forfait fiscal

    Le forfait fiscal (taxation d’après la dépense, LIFD art. 14 et LHID art. 6) reste accessible aux ressortissants étrangers s’installant en Suisse pour la première fois ou après dix ans d’absence, et n’exerçant aucune activité lucrative sur le sol suisse. Quatorze cantons l’appliquent encore (Vaud, Valais, Genève, Tessin, Berne, Fribourg, Lucerne, Soleure, Jura, Neuchâtel, Grisons, Obwald, Nidwald et Saint-Gall) ; Zurich l’a aboli par votation le 8 février 2009, suivi de Schaffhouse, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Appenzell Rhodes-Extérieures. La base minimale au niveau fédéral, de l’ordre de CHF 400 000 dans les références récentes, coexiste avec des planchers cantonaux généralement plus élevés et indexés chaque année (Genève publie encore en 2026 ses montants minimaux) : il faut donc les vérifier canton par canton plutôt que de les tenir pour fixes. Le mandat d’une fiduciaire spécialisée (de type EXPERTsuisse) est fortement recommandé, sans être une condition légale absolue, pour négocier le ruling avec l’autorité fiscale cantonale avant l’arrivée et sécuriser le calcul retenu (le plus élevé entre la base minimale, sept fois le loyer annuel et la dépense mondiale réelle).

    Coût :
    8 000 à 25 000 CHF de frais de fiduciaire pour la négociation initiale et le ruling cantonal
    Délai :
    Négociation 4 à 12 semaines avant l’arrivée
  2. 02

    Obtenir le permis B (autorisation de séjour)

    Pour un ressortissant UE/AELE, la libre circulation s’applique (Accord du 21 juin 1999, ALCP) : permis B délivré par le service cantonal compétent sur preuve de moyens financiers suffisants et d’une couverture LAMal souscrite à l’arrivée ; les autorités demandent souvent aussi un bail ou une preuve de logement. Validité initiale cinq ans, renouvelable, sous réserve de la catégorie exacte du permis. Pour un ressortissant hors UE/AELE, la résidence sans activité lucrative (LEI art. 28) est prévue, mais les critères ne se résument pas partout à « 55 ans et CHF 120 000/an » : les pages cantonales retiennent surtout trois éléments récurrents, avoir plus de 55 ans, démontrer des liens personnels particuliers avec la Suisse, et prouver des ressources suffisantes sans recours à l’aide sociale, sans seuil fédéral unique et stable. La déclaration d’arrivée doit être faite dans les 14 jours auprès du contrôle des habitants de la commune ; cette annonce communale ne se confond pas partout avec la demande de permis elle-même.

    Coût :
    100 à 400 CHF de taxes administratives cantonales et communales
    Délai :
    Délivrance sous 2 à 8 semaines après dépôt complet
  3. 03

    Trouver un logement principal et signer le bail (ou l’acte authentique)

    Le logement principal en Suisse est une condition à la fois du forfait fiscal et de la résidence. Le marché locatif est chroniquement tendu (taux de vacance national autour de 1,1 % en 2024, nettement plus bas à Zurich, Zoug et Genève). À titre indicatif, un 4,5 pièces confortable se loue CHF 3 500 à 5 500/mois à Zurich ou Genève, CHF 2 500 à 3 500 à Lausanne ou Berne, CHF 1 800 à 2 500 en Valais ou au Tessin. Le bail standard est régi par le Code des obligations (art. 266-274g), avec une caution de deux à trois mois sur un compte bloqué au nom du locataire. À l’achat, l’acte est passé devant notaire cantonal ; la Lex Koller (loi du 16 décembre 1983 sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger) encadre fortement l’achat, surtout pour les résidences secondaires. L’acquisition d’une résidence principale par un titulaire de permis B est possible mais pas sans condition : les règles sont plus complexes et un renforcement visant les ressortissants d’États tiers a encore été proposé en avril 2026 ; il faut donc vérifier le canton, la catégorie de permis et la situation exacte avant tout projet.

    Coût :
    Caution 2 à 3 mois en location, frais d’acte 3 à 5 % du prix à l’achat (droits de mutation cantonaux variables)
    Délai :
    Recherche 4 à 12 semaines selon canton
  4. 04

    Ouvrir un compte bancaire suisse

    UBS (intégrant Credit Suisse depuis le 12 juin 2023), Raiffeisen, PostFinance et les banques cantonales (BCV pour Vaud, BCVs pour le Valais, BCGE pour Genève, ZKB pour Zurich) accueillent les nouveaux résidents sur présentation du permis B, du passeport, du contrat de bail et de justificatifs patrimoniaux. La conformité KYC est élevée ; l’adhésion de la Suisse à l’Échange Automatique d’Informations de l’OCDE, appliqué à partir de 2018, constitue un repère historique utile mais n’explique pas à lui seul l’ensemble du durcissement bancaire. Un IBAN suisse (préfixe CH) reste indispensable pour le loyer, les charges (SIG à Genève, Romande Energie pour Vaud, EW Wallis pour le Valais), la cotisation LAMal et l’impôt cantonal. Les banques privées (Pictet, Lombard Odier, Julius Baer, UBP, Vontobel, Mirabaud) sont accessibles selon des seuils d’avoirs sous gestion variables d’un établissement à l’autre ; elles couvrent la planification successorale et la structuration patrimoniale.

    Coût :
    0 à 240 CHF/an de frais de tenue selon banque ; dépôts et seuils premium selon la politique de la banque
    Délai :
    2 à 6 semaines
  5. 05

    S’affilier à la LAMal (assurance maladie obligatoire) et à une complémentaire LCA

    La LAMal (RS 832.10) impose à tout résident de souscrire une assurance maladie de base auprès d’une caisse agréée dans les trois mois suivant l’arrivée, avec effet rétroactif à la date d’arrivée. La couverture est garantie sans sélection médicale chez toutes les caisses (Helsana, CSS, Swica, Sanitas, Concordia, Groupe Mutuel, KPT, Visana, Assura) : la prime ne dépend pas de l’état de santé mais varie selon l’âge, le canton, la franchise (CHF 300 à 2 500) et le modèle (libre choix, médecin de famille, télémédecine, HMO). Pour un adulte de 50 ans, comptez à titre indicatif CHF 400 à 700/mois à Genève ou Bâle-Ville, CHF 350 à 550 à Lausanne ou Berne, CHF 300 à 450 en Valais ou Appenzell. Une complémentaire LCA est facultative ; elle peut améliorer le confort et l’accès aux divisions privée ou semi-privée, mais cet accès dépend aussi de la politique hospitalière et du contrat souscrit.

    Coût :
    CHF 300 à 700/mois par adulte pour la LAMal, CHF 80 à 250/mois pour la complémentaire LCA
    Délai :
    Souscription dans les 90 jours suivant l’arrivée, effet rétroactif
  6. 06

    S’enregistrer au contrôle des habitants et activer le forfait fiscal

    L’inscription au contrôle des habitants doit être effectuée dans les 14 jours suivant l’arrivée (loi sur l’harmonisation des registres LHR art. 6). L’administration fiscale cantonale émet ensuite le numéro fiscal et active le ruling de forfait négocié en amont. La déclaration annuelle se dépose en mars et avril, accompagnée du justificatif des dépenses : le forfait est calculé sur le plus élevé entre la base minimale cantonale, sept fois le loyer annuel et la dépense mondiale réelle, et couvre l’impôt fédéral direct, l’impôt cantonal et communal sur le revenu. Le traitement de l’impôt sur la fortune dépend du canton et doit être vérifié au cas par cas. La règle centrale est qu’aucune activité lucrative ne doit être exercée en Suisse ; des exceptions étroites subsistent, comme la gestion de son propre patrimoine ou des revenus de source étrangère. Le montant du forfait, parfois évoqué entre CHF 100 000 et 250 000/an, n’est qu’un ordre de grandeur ponctuel et non une fourchette de référence générale pour tous les cantons en 2026.

    Coût :
    Forfait fiscal : ordre de grandeur variable selon canton et base négociée (non uniforme)
    Délai :
    Inscription contrôle des habitants sous 14 jours, première déclaration l’année suivante

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FAQ

Qu’est-ce que le forfait fiscal suisse et qui peut en bénéficier ?

Le forfait fiscal (imposition d’après la dépense, LIFD art. 14) permet à un étranger qui s’installe en Suisse sans y exercer d’activité lucrative d’être imposé non pas sur ses revenus mondiaux mais sur ses dépenses annuelles. Le plancher fédéral est fixé à CHF 434 700 (≈ 465 000 €) en 2026 pour le calcul de l’impôt fédéral direct, mais chaque canton ajoute son propre seuil, généralement autour de CHF 400 000 à 1 000 000. Cinq cantons l’ont aboli : Zurich (2009), Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures et Bâle-Campagne par votation populaire, Bâle-Ville par décision du parlement. Le forfait reste disponible notamment à Genève, Vaud, Berne, Zoug, Schwyz, Lucerne, Valais, Tessin, Grisons, Fribourg et Neuchâtel. Source : Administration fédérale des contributions (AFC) 2025.

Combien coûte la vie à Zurich ou Genève pour un couple FIRE en 2026 ?

Selon l’OFS (IPC novembre 2025) et UBS Prices & Earnings 2025, un couple FIRE budgétise environ CHF 6 000 à 7 500 par mois (≈ 6 350 à 7 950 €) à Zurich ou Genève, loyer inclus pour un 3,5 pièces hors hyper-centre (Wiedikon, Oerlikon à Zurich ; Carouge, Champel à Genève). Le loyer absorbe à lui seul CHF 2 600 à 3 800. À Lausanne, Berne ou Bâle, l’enveloppe descend à CHF 5 000-5 500. Le Tessin (Lugano, Bellinzone), le Valais (Sion) et Fribourg permettent de tomber à CHF 3 800-4 500, ce qui change radicalement l’équation FIRE pour les francophones.

La Suisse taxe-t-elle les plus-values mobilières des particuliers ?

Non. La LIFD (art. 16 al. 3) exonère d’impôt fédéral direct les gains en capital sur la fortune privée mobilière (actions, ETF, obligations) réalisés par un investisseur privé, et les 26 cantons appliquent la même règle. C’est l’un des piliers du modèle FIRE suisse : un portefeuille d’actions monde détenu en direct ne génère aucun impôt à la cession. Attention toutefois au statut de « commerçant professionnel de titres » (circulaire AFC n° 36 du 27 juillet 2012), qui requalifie en revenu imposable les gains réalisés avec effet de levier, rotation rapide ou recours systématique aux dérivés.

Quel est le régime de l’impôt sur la fortune en Suisse ?

L’impôt sur la fortune est cantonal et communal, sans pendant fédéral. Les taux marginaux s’échelonnent en 2026 de 0,13 % à Nidwald jusqu’à environ 1,0 % à Genève, avec un seuil d’exonération autour de CHF 80 000 à 200 000 selon le canton (CSI 2025). Zoug et Schwyz figurent parmi les plus doux (autour de 0,2 à 0,3 %), tandis que Genève, Vaud et Bâle-Ville frappent davantage les patrimoines élevés. La valeur fiscale des titres cotés est reprise du cours officiel publié annuellement par l’AFC (Kursliste), et les immeubles sont retenus à leur valeur fiscale cantonale, souvent inférieure à la valeur de marché.

Quel permis de séjour pour un Français qui veut vivre en Suisse en mode FIRE ?

Un ressortissant français bénéficie de l’ALCP (Accord de libre circulation des personnes UE-Suisse de 1999) : permis B UE/AELE valable cinq ans pour les actifs, ou permis B « rentier » pour les personnes économiquement inactives, à condition de disposer de moyens financiers suffisants et d’une assurance maladie LAMal. Après cinq ans de résidence ininterrompue, le permis C (établissement) est délivré quasi automatiquement. Les frontaliers (résidence en France, travail en Suisse) reçoivent un permis G et restent imposables en France pour la part salaire selon les conventions Vaud/Genève/Berne ou l’accord franco-suisse de 1983.

Comment fonctionne l’assurance maladie LAMal et combien coûte-t-elle ?

La LAMal (loi fédérale du 18 mars 1994) impose à tout résident, dès trois mois de séjour, de souscrire une assurance maladie de base auprès d’un assureur agréé (CSS, Helsana, Swica, Sanitas, Groupe Mutuel, Assura, Concordia, etc.). Les primes 2026 oscillent de CHF 320 à 650 par adulte et par mois selon le canton, l’assureur, la franchise (CHF 300 à 2 500) et le modèle (médecin de famille, télémédecine, HMO). Genève et Bâle-Ville affichent les primes les plus élevées, Appenzell Rhodes-Intérieures et Nidwald les plus basses. Les enfants sont couverts à environ CHF 100-130. Aucune sélection médicale n’est autorisée sur l’assurance de base.

Quels cantons sont fiscalement les plus attractifs pour FIRE en Suisse ?

Pour un résident FIRE imposé au barème ordinaire, Zoug reste la référence (taux marginal cumulé fédéral + cantonal + communal autour de 22-23 % à CHF 250 000 de revenu), suivi par Schwyz (Wollerau, Freienbach), Nidwald, Obwald, Appenzell Rhodes-Intérieures et Uri. Le canton de Zoug exonère par ailleurs les plus-values privées et applique des taux d’impôt sur la fortune parmi les plus bas du pays. Le Tessin (Lugano, Mendrisio) propose une combinaison fiscalité modérée et coût du logement deux fois inférieur à Zurich, ce qui en fait un compromis souvent ignoré des FIRE francophones (KPMG Swiss Tax Report 2025).

Lean, Mid ou Fat FIRE : que vaut la Suisse selon le profil ?

Le Lean FIRE pur (1 500-2 500 €/mois) est inenvisageable en Suisse : seules les vallées rurales du Valais ou du Jura permettent de descendre à CHF 3 500. Le Mid FIRE (CHF 5 000 à 7 000/mois) devient accessible au Tessin, à Fribourg ou en périphérie de Berne. La Suisse révèle son intérêt sur le Fat FIRE et le Chubby FIRE (CHF 8 000 à 15 000+/mois) : exonération fédérale des plus-values privées, qualité de vie et sécurité juridique font qu’un capital de CHF 2,5 à 4 M peut produire une rente nette supérieure de 15 à 25 % à un équivalent français à même train de vie.

Comment sont taxés les dividendes d’une SA ou Sàrl suisse pour son actionnaire ?

La société est soumise à l’impôt sur le bénéfice fédéral à 8,5 % (effectif environ 12 à 21 % avec impôts cantonaux selon le canton, soit 11,9 % à Zoug, 12,0 % à Nidwald, 14,7 % à Lucerne, 19,6 % à Zurich, 20,5 % à Berne, KPMG 2025). À la distribution, l’actionnaire personne physique subit l’impôt anticipé fédéral de 35 % (récupérable s’il déclare le dividende) puis l’impôt sur le revenu au barème, avec réduction de 50 % au fédéral et 30-70 % au cantonal pour les participations qualifiées d’au moins 10 % (LIFD art. 20 al. 1bis). La charge globale économique varie typiquement entre 22 et 35 % selon le canton.

Quelles sont les obligations déclaratives et la convention fiscale France-Suisse ?

La déclaration cantonale (Steuererklärung / déclaration d’impôt) se dépose chaque année, généralement avant le 31 mars (Vaud, Genève, Zurich) avec prolongation gratuite jusqu’au 30 septembre. Le résident suisse déclare ses revenus et sa fortune mondiale, sous réserve des conventions. La convention France-Suisse du 9 septembre 1966, révisée par l’avenant du 27 août 2009, prévoit une retenue à la source française plafonnée à 15 % sur les dividendes et un crédit d’impôt symétrique en Suisse. Les comptes français doivent toujours figurer dans la déclaration suisse, et les biens immobiliers français restent imposables en France au titre de l’impôt sur le revenu et de l’IFI.

Combien coûtent les Lycées français Marie-Curie de Zurich et Jean-Mermoz de Bâle ?

Le Lycée français Marie-Curie de Zurich (homologué AEFE) facture en 2025-2026 entre CHF 18 500 et 24 800 par an et par enfant (≈ 19 600 à 26 300 €) selon le niveau, hors frais de première inscription d’environ CHF 3 000. L’École française internationale de Bâle (Lycée Jean-Mermoz, programme AEFE) demande entre CHF 14 000 et 17 500 annuels. Le Lycée Français de Berne tourne autour de CHF 15 000. À Genève, le Lycée international Ferney-Voltaire reste l’option française gratuite côté France pour les frontaliers. L’Institut International de Lancy et Le Rosey (Rolle/Gstaad, internat à CHF 130 000+) couvrent le haut de gamme international.

Quels frais de notaire et droits de mutation pour acheter un bien en Suisse ?

Les frais d’acquisition dépendent fortement du canton et se situent globalement entre 0,5 % et 5,5 % du prix d’achat. Genève applique un droit de mutation de 3 % plus émoluments du registre foncier et notaire (total ≈ 5 %). Vaud cumule droits de mutation cantonal 2,2 % et émoluments (≈ 3,5 %). Zurich et Zoug ont supprimé le droit de mutation (frais résiduels 0,5-1,5 %). Schwyz n’en perçoit pas non plus. À ces frais s’ajoutent les intérêts hypothécaires (taux fixes 10 ans autour de 1,7-2,1 % en novembre 2025 selon la BNS) et l’imposition de la valeur locative pour le propriétaire occupant : celle-ci est supprimée à la suite de la votation fédérale du 28 septembre 2025 (acceptée à 57,7 %), avec une entrée en vigueur visée au 1er janvier 2028.

Méthodologie ouverte

FIRE Ultimate Score V3, 8 axes pondérés, sources publiques traçables.

Voir la méthodologie complète

Sources externes citées