FIRE en Chili en 2026 : ce qu’il faut savoir
Le Chili joue une partition rare en Amérique latine : celle de la fenêtre temporelle. Un étranger qui devient résident n'est imposé que sur ses revenus de source chilienne pendant trois ans (article 3 de la LIR), si bien que ses dividendes et plus-values d'origine étrangère sont exonérés d'impôt chilien pendant cette période, prorogeable jusqu'à trois ans supplémentaires sur décision discrétionnaire du Directeur régional du SII, soit six ans au total. Pour un FIRE qui vit de son portefeuille international, cela peut signifier plusieurs années à 0 % d'impôt chilien sur ses revenus du capital, dans le pays le plus stable et le plus développé de la région.
Il faut le dire sans détour : ce n'est pas un paradis fiscal permanent. Passé la fenêtre, le résident bascule en imposition mondiale au barème de l'Impôt global complémentaire (IGC), progressif de 0 à 40 %, la tranche supérieure s'appliquant au-delà de 310 UTA par an, soit environ 258,7 millions de pesos en 2026, près de 270 000 USD. Deuxième nuance, le piège de l'article 107 : le taux unique de 10 % sur les plus-values ne concerne que les instruments à présence boursière chilienne (Bolsa de Santiago, fonds chiliens de la loi 20.712) ; un ETF ou une action étrangère détenus via un courtier étranger retombent dans le barème IGC de 0 à 40 %. Le Chili ignore l'impôt sur la fortune, mais taxe la succession en ligne directe de 1 à 25 % (abattement de 50 UTA par héritier). Face à cela, la France applique le PFU à 31,4 % dès le premier euro de dividende.
Public idéal : un FIRE mobile, vivant d'un portefeuille international, qui veut maximiser une fenêtre de trois à six ans à 0 % d'impôt chilien sur ses revenus étrangers tout en profitant d'un cadre stable, sûr et développé, et qui sait qu'il déménagera ou réorganisera son patrimoine avant la bascule mondiale. Profil à éviter : celui qui cherche un 0 % définitif et permanent (le Chili ne l'offre pas), l'investisseur qui compte appliquer le taux de 10 % à ses ETF étrangers (il ne s'applique qu'aux titres cotés au Chili), et le retraité que la volatilité du peso, de 8 à 12 % face à l'euro, mettrait mal à l'aise.
Au Chili, un nouveau résident n'est imposé que sur sa source chilienne pendant trois ans, prorogeables à six : ses dividendes et plus-values étrangers ressortent à 0 % d'impôt chilien, là où la France applique le PFU à 31,4 %
L'article 3 de la LIR chilienne réserve aux nouveaux résidents une imposition limitée à leurs revenus de source chilienne pendant trois ans, prorogeable jusqu'à six ans sur décision du SII. Pendant cette fenêtre, dividendes et plus-values d'origine étrangère sont exonérés d'impôt chilien, là où la France impose les mêmes revenus au PFU de 31,4 % dès le premier euro. La nuance est de taille : passé le délai, le résident bascule en imposition mondiale au barème IGC de 0 à 40 %, et le taux unique de 10 % sur plus-values ne s'applique qu'aux titres cotés au Chili. Le Chili est un play de fenêtre, à exploiter sur quelques années, pas un paradis permanent.
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Exemple chiffré : un portefeuille de 1 M€ générant 40 000 €/an de dividendes étrangers
- Portefeuille international de 1 000 000 € versant 40 000 € de dividendes étrangers par an
- Chili, pendant la fenêtre des 3 ans (LIR art. 3) : revenus de source étrangère exonérés, soit 0 € d'impôt chilien sur ces dividendes
- France : PFU de 31,4 % sur 40 000 €, soit environ 12 560 € d'impôt par an
Sur la durée de la fenêtre, l'économie est massive : zéro impôt chilien sur ces dividendes étrangers, contre environ 12 560 €/an en France au PFU. Trois limites encadrent l'avantage : la fenêtre dure trois ans, prorogeable à six sur décision du SII, après quoi ces mêmes dividendes basculent au barème IGC de 0 à 40 % ; le taux de 10 % sur plus-values ne vaut que pour les titres cotés au Chili ; et le peso, sensible au cuivre, ajoute une volatilité de 8 à 12 %. À cadrer avec un conseil fiscal chilien avant tout engagement.
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Fiscalité : Chili
L'atout maître du Chili est temporel : un étranger qui devient résident n'est imposé que sur ses revenus de source chilienne pendant trois ans (article 3 de la LIR), si bien que ses dividendes et plus-values étrangers ressortent à 0 % d'impôt chilien pendant cette fenêtre, prorogeable jusqu'à trois ans de plus (six au total) sur décision du Directeur régional du SII. Il faut être honnête : passé ce délai, on bascule en imposition mondiale au barème IGC de 0 à 40 %. Ni impôt sur la fortune ; succession en ligne directe de 1 à 25 %. C'est un arbitrage de fenêtre, pas un paradis permanent, là où la France applique le PFU à 31,4 %. Source : PwC Chile 2026, LIR art. 3.
Compétitivité fiscale : Chili face à la moyenne UE 27
Plus la zone du pays se rapproche du centre, plus la pression fiscale est faible. Lecture comparative aux moyennes pondérées de l'Union européenne.
Impôt sur les sociétés
27%
Moyenne UE 2721%
Dividendes
40%
Moyenne UE 2719%
Plus-values
40%
Moyenne UE 2719%
Transmission
25%
Moyenne UE 2710%
Impôt sur la fortune
0%
Moyenne UE 270,5%
Sources : Commission européenne (TEDB 2024), base fiscale de l'OCDE. Mise à jour annuelle.
Coût de la vie : Chili
Le Chili est, avec l'Uruguay, le plus cher d'Amérique latine, mais reste modéré face à l'Europe de l'Ouest. Un T3 à Providencia ou Las Condes (Santiago) tourne autour de 650 €/mois, un dîner pour deux autour de 30 €, la pinte autour de 3 €. Valparaíso revient 20 à 30 % moins cher. Un étranger achète librement : Santiago centre avoisine 2 400 €/m², hors centre 1 500 €/m², Valparaíso 1 600 €/m². Le peso, sensible au cours du cuivre, connaît une volatilité de 8 à 12 % face à l'euro.
Coût de la vie : Chili face à la moyenne UE 27
Plus la zone du pays se rapproche du centre, plus le pouvoir d'achat est élevé. Lecture comparative aux moyennes UE 27 (base 100).
Budget mensuel
1 550 €
Moyenne UE 272 500 €
Loyer T3
650 €
Moyenne UE 271 100 €
Repas pour 2
30 €
Moyenne UE 2755 €
Pinte de bière
3 €
Moyenne UE 275 €
Indice de coût FIRE
41
Moyenne UE 27100
Sources : Eurostat HICP 2024 (niveaux de prix comparatifs), indice du vivre mieux de l'OCDE. Mise à jour annuelle.
- Ville de référence
- Santiago (Providencia) / Valparaíso
- Devise
- Peso chilien (CLP)
Monnaie volatile, très sensible au prix du cuivre (principal export) et aux flux de capitaux. Forte dépréciation en 2022, récupération partielle.
Sécurité, santé et éducation : Chili
Le Chili se classe 56e sur 163 à l'indice de paix mondial 2025 (score 1,899), le meilleur rang des grands pays d'Amérique latine du hub. C'est aussi le pays au plus haut indice de développement humain de la région, avec des cliniques privées d'excellent niveau à Santiago et un internet rapide. À l'école, le pays affiche la meilleure moyenne PISA 2022 d'Amérique latine, à 435 points (maths 412, lecture 448, sciences 444).
- Sécurité
- 1.899/ 5
- Éducation
- 435/ 700
- Niveau de services
- Élevé
Global Peace Index 2025 — score global sur échelle 1–5 (plus bas = plus paisible), rang 56.
Moyenne PISA 2022 (maths 412, lecture 448, sciences 444).
Visa et installation : Chili
Le visa rentista ou jubilado offre une résidence temporaire (jusqu'à deux ans) aux titulaires de revenus passifs ou d'une pension. Le seuil n'est pas fixé officiellement, mais la pratique tourne autour de 1 000 à 1 500 USD par mois. L'instruction est lente, de six à quatorze mois. La résidence définitive vient ensuite, avec une voie accélérée possible à douze mois, et la citoyenneté est accessible après cinq ans de résidence. Au-delà de 183 jours, on devient résident fiscal, ce qui déclenche la fenêtre des trois ans.
- Visa
- Visa Rentista / Jubilado (retraité)
- Ville côtière chaude
- Iquique
- Ville de référence
- Santiago (Providencia) / Valparaíso
Étapes pratiques d'installation
- 01
Préparer le dossier et le visa rentista ou jubilado
Constituer le dossier de visa rentista ou jubilado : justificatifs de revenus passifs ou de pension (en pratique 1 000 à 1 500 USD/mois, stables et récurrents), passeport, casier judiciaire, certificat médical. La demande se dépose auprès du SERMIG, en ligne ou via le consulat. C'est l'étape qui conditionne tout le calendrier.
- Coût :
- Frais de visa et de dossier de l'ordre de 100 à 400 USD ; traductions et légalisations en sus
- Délai :
- Instruction de 6 à 14 mois
- 02
Entrer au Chili et obtenir le numéro RUT
Une fois le visa accordé, entrer au Chili, faire enregistrer le visa auprès de la PDI (police des étrangers) et obtenir le RUT, l'identifiant fiscal national indispensable pour toute démarche : compte bancaire, bail, achat immobilier, contrats. Le RUT se demande au Registro Civil.
- Coût :
- Gratuit ou frais minimes
- Délai :
- 1 à 3 semaines
- 03
Se loger à Santiago ou Valparaíso
Signer un bail (Providencia, Las Condes, Ñuñoa à Santiago, ou Valparaíso 20 à 30 % moins cher) ou acheter, l'achat étant ouvert aux étrangers sans restriction de nationalité. Le bail ou le titre de propriété, avec une facture de services, sert de preuve de domicile.
- Coût :
- Loyer d'un T3 autour de 650 €/mois à Santiago ; à l'achat, environ 1 500 à 2 400 €/m² selon la zone
- Délai :
- 2 à 6 semaines en location, 2 à 3 mois à l'achat
- 04
Ouvrir un compte bancaire chilien
Ouvrir un compte (Banco de Chile, Santander Chile, BCI, entre autres) une fois le RUT obtenu et la résidence justifiée. Le compte sert à gérer les dépenses locales en pesos et à recevoir les transferts depuis l'étranger. Certaines banques exigent une résidence définitive pour les comptes complets.
- Coût :
- Gratuit ou frais minimes
- Délai :
- 1 à 3 semaines
- 05
Cadrer la fenêtre fiscale des trois ans avec un conseil
Au-delà de 183 jours, on devient résident fiscal et la fenêtre de l'article 3 démarre. Mandater un conseil fiscal chilien pour documenter le statut de nouveau résident, séparer clairement les revenus de source chilienne et étrangère, et préparer, le cas échéant, la demande de prorogation de trois ans auprès du Directeur régional du SII.
- Coût :
- Conseil fiscal de l'ordre de 800 à 2 500 USD/an selon la complexité
- Délai :
- 1 à 4 semaines, puis suivi annuel
- 06
Souscrire une santé privée et planifier la sortie de fenêtre
Souscrire une couverture santé privée (Isapre locale ou assurance internationale) et, dès l'entrée, planifier la bascule en imposition mondiale prévue après trois à six ans : réorganisation du patrimoine, éventuel déménagement, ou demande de prorogation. La fenêtre se prépare, elle ne s'improvise pas.
- Coût :
- Santé privée environ 100 à 250 USD/mois selon l'âge et la couverture
- Délai :
- 1 à 4 semaines, puis planification continue
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FAQ
En quoi consiste la fenêtre de trois ans pour les nouveaux résidents du Chili ?
L'article 3 de la LIR prévoit qu'un étranger devenant résident fiscal au Chili n'est imposé que sur ses revenus de source chilienne pendant ses trois premières années. Ses revenus de source étrangère, dividendes et plus-values inclus, sont donc exonérés d'impôt chilien pendant cette période. Ce délai de trois ans est prorogeable jusqu'à trois ans de plus, six au total, sur décision discrétionnaire du Directeur régional du SII, sur demande. Le dispositif est confirmé en vigueur en 2026. Source : LIR art. 3, PwC Chile 2026.
Que se passe-t-il une fois la fenêtre des trois ans terminée ?
Le résident bascule en imposition mondiale. Ses revenus étrangers, dividendes compris, sont alors intégrés à l'Impôt global complémentaire (IGC), un barème progressif de 0 à 40 %, la tranche de 40 % s'appliquant au-delà de 310 UTA par an (environ 270 000 USD en 2026). Des crédits d'impôt étrangers existent au titre des conventions (articles 41A et 41C, plafond 35 %) et un crédit unilatéral plafonné à 32 % pour certains revenus. C'est pourquoi le Chili est un arbitrage de fenêtre, pas un paradis permanent. Source : PwC Chile 2026, LIR art. 41A.
Mes ETF et actions étrangers profitent-ils du taux unique de 10 % ?
Non, et c'est le piège de l'article 107. Depuis la réforme de 2022, le taux unique de 10 % sur les plus-values ne vaut que pour les instruments à présence boursière chilienne, c'est-à-dire cotés à la Bolsa de Santiago ou logés dans des fonds chiliens régis par la loi 20.712. Un ETF ou une action étrangère détenus via un courtier étranger relèvent du régime général, le barème IGC de 0 à 40 %. Il faut donc distinguer soigneusement l'origine de chaque titre. Source : LIR art. 107, SII Circular 39/2022.
Le Chili applique-t-il un impôt sur la fortune ou une succession ?
Le Chili n'a pas d'impôt sur la fortune. Il taxe en revanche la transmission par succession ou donation. En ligne directe, le barème est progressif de 1 à 25 %, avec un abattement de 50 UTA par héritier. Pour comparaison, la France connaît l'IFI sur l'immobilier net supérieur à 1,3 million d'euros et une succession en ligne directe pouvant atteindre 45 % après un abattement de 100 000 euros par enfant. Source : PwC Chile 2026.
Comment obtenir un visa rentista ou jubilado au Chili ?
Le visa rentista ou jubilado ouvre une résidence temporaire, jusqu'à deux ans, aux personnes vivant de revenus passifs ou d'une pension. Le seuil de revenus n'est pas fixé officiellement par la loi 21.325, mais la pratique tourne autour de 1 000 à 1 500 USD par mois, à justifier de façon stable et récurrente. L'instruction est lente, de six à quatorze mois. La résidence définitive vient ensuite, avec une voie accélérée possible à douze mois. Source : SERMIG, Ley 21.325.
Combien de temps faut-il pour obtenir la citoyenneté chilienne ?
La citoyenneté est accessible après cinq ans de résidence régulière au Chili, sous conditions de séjour effectif et d'absence de casier. Le Chili reconnaît la double nationalité, ce qui permet de conserver son passeport d'origine. C'est l'un des délais les plus courts de la région pour un pays développé, et un atout pour un projet d'installation durable. Source : SERMIG, 2026.
Combien coûte la vie au Chili pour un couple FIRE ?
Le Chili est, avec l'Uruguay, le plus cher d'Amérique latine, mais reste modéré face à l'Europe de l'Ouest. Un T3 à Providencia ou Las Condes, à Santiago, coûte autour de 650 €/mois, un dîner pour deux environ 30 €, la pinte environ 3 €. Valparaíso revient 20 à 30 % moins cher. Le niveau de service est élevé : cliniques privées de qualité, internet rapide, IDH le plus haut de la région. Source : indices de coût de la vie, 2026.
Un étranger peut-il acheter un bien immobilier au Chili ?
Oui, librement, ce qui n'est pas le cas partout dans la région. Un étranger peut acheter un appartement ou une maison sans restriction de nationalité. À titre indicatif, Santiago centre avoisine 2 400 €/m², hors centre 1 500 €/m², et Valparaíso environ 1 600 €/m². Seules certaines zones frontalières sensibles peuvent faire l'objet de restrictions spécifiques. Source : données immobilières locales, 2026.
Le Chili est-il un pays sûr pour s'installer ?
Oui, c'est le mieux classé des grands pays d'Amérique latine du hub. L'indice de paix mondial 2025 place le Chili 56e sur 163 (score 1,899). Comme partout dans les grandes métropoles, la délinquance contre les biens existe dans certains quartiers de Santiago, mais le pays reste nettement plus stable et sûr que ses voisins régionaux. Source : Institute for Economics and Peace, Global Peace Index 2025.
Comment fonctionne la santé pour un expatrié au Chili ?
Le Chili dispose du meilleur système de santé de la région, avec des cliniques privées d'excellent niveau à Santiago, notamment dans le secteur de Las Condes. Les résidents s'appuient sur le système privé Isapre ou sur des assurances internationales. La qualité des soins est comparable à celle de l'Europe dans les grandes villes, à des tarifs inférieurs. Une couverture privée solide reste recommandée. Source : assureurs internationaux, 2026.
Le peso chilien est-il une monnaie stable pour un retraité en euros ?
C'est le principal point d'attention. Le peso chilien est étroitement corrélé au cours du cuivre, première exportation du pays, ce qui lui confère une volatilité de l'ordre de 8 à 12 % face à l'euro selon les années. Pour un FIRE dont les revenus sont en euros, cette volatilité peut peser sur le pouvoir d'achat local d'une année sur l'autre. L'inflation tourne autour de 3,8 %. Il est prudent de conserver une partie de son patrimoine en devises fortes. Source : données de marché, 2026.
Le Chili échange-t-il les informations fiscales avec la France ?
Oui. Le Chili participe à l'échange automatique d'informations au standard CRS de l'OCDE et dispose d'un réseau de conventions fiscales, dont une avec la France pour éviter la double imposition. À noter aussi qu'un traité fiscal entre le Chili et les États-Unis est entré en vigueur en décembre 2023. La fenêtre des trois ans ne dispense pas des obligations déclaratives : un examen de votre situation avec un conseil reste recommandé. Source : OCDE, PwC Chile 2026.
Méthodologie ouverte
FIRE Ultimate Score V3, 8 axes pondérés, sources publiques traçables.
Voir la méthodologie complèteSources externes citées
- Global Peace Index 2025 (Vision of Humanity)
- PISA 2022 (OCDE)
- Portail de données de l'OCDE
- Indices publics de coût de la vie
- Sources fiscales officielles par juridiction
- Statistiques de change, Banque centrale européenne