Comparatif détaillé
| Tableau de comparaison fiscalité, coût de la vie et scores entre les deux pays. | ||
|---|---|---|
| Fiscalité | ||
| Impôt sur les dividendes | 27,5 %, Avantage à ce pays | 31,4 % |
| Impôt sur les plus-values | 27,5 %, Avantage à ce pays | 31,4 % |
| Impôt sur les sociétés | 20 %, Avantage à ce pays | 25 %Barème15-25 % |
| Impôt sur la fortune | Non | Oui, IFI (immobilier uniquement) : patrimoine immobilier net taxable > 1,3 M€ au 1er janvier, barème 0,5 % à 1,5 % (dès 800 000 €) ; ETF, actions et obligations exclus |
| Succession directe | 0 %, Avantage à ce pays | 45 %Barème5-45 % |
| Coût et immobilier | ||
| Budget FIRE mensuel | 1 800 €, Avantage à ce pays | 2 700 € |
| Score coût de la vie | 72,6, Avantage à ce pays | 37,5 |
| Ville de référence | Praia | Paris |
| Loyer T3 centre | 600 €, Avantage à ce pays | 2 950 € |
| Sécurité et score FIRE | ||
| Insécurité | 0,0, Avantage à ce pays | 2,1 |
| Score FIRE Ultimate V3 | 71,5, Avantage à ce pays | 62,2 |
Verdict
- Le Cap-Vert garde un avantage sur la fiscalité du capital : plus-values et dividendes étrangers au barème IRPS de 16,5 % à 27,5 % contre 31,4 %, dividendes exonérés 7 ans pour un résident non habituel, pas d'impôt sur la fortune et succession en ligne directe à 0 %, le tout dans une monnaie arrimée à l'euro sans risque de change.
- La France garde un réseau de conventions fiscales très large, l'accès aux ETF irlandais UCITS, un système de santé et des infrastructures de premier plan, et la sécurité juridique d'un grand pays, là où le Cap-Vert est un archipel isolé aux services moyens et au réseau conventionnel limité à sept conventions en vigueur, sans la France.
- Verdict : pour un investisseur vivant de plus-values sur actions et à l'aise avec la culture lusophone, le Cap-Vert offre un gain fiscal réel mais modeste (27,5 % au plus contre 31,4 %) sans risque de change. Pour un profil dépendant de dividendes via des ETF UCITS, exigeant un plateau médical de pointe ou ayant besoin d'une convention avec la France, l'écart se réduit fortement.
Questions fréquentes sur ce duel
Les plus-values sont-elles vraiment taxées à 1 % au Cap-Vert contre 31,4 % en France ?
Non. Le prélèvement libératoire de 1 % (IRPS catégorie E), assis sur la valeur de cession, ne vise que les gains de source cap-verdienne : les plus-values sur actions et ETF étrangers sont globalisées d'office au barème IRPS (16,5 %, 23,1 %, puis 27,5 % au-delà de 1,8 M CVE, environ 16 300 €), sans exonération pour le résident non habituel, tandis que la France soumet les mêmes gains au PFU de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). L'avantage suppose une résidence fiscale réellement établie au Cap-Vert. Source : PwC 2026.
Le Cap-Vert a-t-il une convention fiscale avec la France ?
Non. Le Cap-Vert n'a de conventions de non-double imposition en vigueur qu'avec sept pays (Portugal, Espagne, Angola, Maurice, Sénégal, Guinée-Bissau et Macao), aucune avec la France. L'absence de convention avec la France peut compliquer le traitement de certaines retenues et la résolution des doubles impositions, et impose un examen attentif avec un conseil avant tout transfert de résidence. Source : réseau conventionnel cap-verdien, 2026.
Y a-t-il un risque de change entre l'escudo et l'euro ?
Non. L'escudo cap-verdien est arrimé à l'euro à parité fixe (110,265 CVE pour 1 €) via l'accord de coopération monétaire avec le Portugal, soit une volatilité nulle. Pour un investisseur français dont le capital et les revenus sont en euros, le risque de change disparaît, contrairement à la plupart des destinations exotiques. Source : Banco de Cabo Verde.